Free AI Chat

Gratuit · ×2 et ×4 · PNG pleine taille · Vos photos restent sur votre appareil

Agrandir une image et révéler des détails nets

Doublez ou quadruplez la taille d'un cliché trop petit : l'IA reconstruit textures et contours au lieu d'étirer les pixels. Aucun compte, pas de frais.

Résultat réel de cet outil — non retouché

100 % local : l'agrandissement se fait dans votre navigateur, vos photos ne sont jamais envoyées sur un serveur.

1

Déposez votre image

2

Choisissez ×2 ou ×4

3

Téléchargez le PNG pleine taille

Une photo trop petite pour ce que vous voulez en faire

La situation est familière. La seule photo réussie d’un anniversaire est celle qu’un proche a envoyée par messagerie, en petit format. Le visuel d’un produit, récupéré sur un ancien site, fait à peine quelques centaines de pixels. La vignette que vous aimeriez imprimer tourne à la bouillie de carrés dès qu’on l’étire. Chaque fois, le problème est le même : il manque des pixels, et un logiciel ordinaire ne sait pas en fabriquer de bons.

L’agrandisseur de Free AI Chat double ou quadruple la largeur et la hauteur d’une image grâce à Real-ESRGAN, un modèle d’intelligence artificielle spécialisé dans la super-résolution. Au lieu d’étirer la photo, il redessine des contours francs et des matières crédibles, directement dans votre navigateur, sans compte à créer et sans que le fichier parte sur un serveur. Pour une image web courante, il faut moins d’une minute entre le dépôt et le téléchargement du PNG.

Cette page commence par le mode d’emploi, pour qui veut simplement un résultat. Viennent ensuite les explications qui aident à bien choisir : pourquoi un agrandissement classique floute, quand préférer ×2 ou ×4, combien de pixels prévoir pour un tirage ou un écran, comment se comportent les vieux scans et les visages, et surtout ce que l’IA ne peut pas réparer.

Mode d’emploi en six étapes

Rien à installer, rien à paramétrer. Accordez seulement quelques secondes à la vue de comparaison, à la fin : même quand l’image paraît réussie au premier regard, un coup de zoom évite les mauvaises surprises.

  • Déposez la photo sur la page, cliquez pour aller la chercher dans vos dossiers, ou collez-la avec Ctrl+V (Cmd+V sur Mac). Le JPEG, le PNG et le WebP sont acceptés, jusqu’à 50 Mo.
  • Jetez un œil à la ligne de taille : elle affiche les dimensions de départ et, en direct, celles du fichier final. Le ×2 convient à un agrandissement raisonnable et sans risque ; le ×4 sert quand une toute petite image doit devenir grande.
  • Cliquer sur un facteur démarre le traitement. La toute première fois, le navigateur met quelques secondes à charger le modèle ; ensuite, l’avancement défile tuile après tuile, avec une estimation du temps restant. Vous pouvez arrêter à tout moment : le crédit vous est rendu.
  • Contrôlez le rendu dans la vue de comparaison : glissez la ligne de séparation sur l’image, restez appuyé sur le bouton pour revoir l’original un instant, ou placez les deux versions côte à côte. L’affichage démarre à 100 %, c’est-à-dire en pixels réels ; montez à 200 % ou 400 % sur les yeux, les lettres et les matières fines.
  • Un rendu trop lisse, un détail qui cloche ? Relancez avec l’autre facteur et comparez de nouveau : chaque passage repart de l’image d’origine.
  • Enfin, téléchargez : un PNG en pleine taille, sans aucun filigrane, dont le nom indique le facteur. Envie d’un JPEG ou d’un WebP ? Passez-le par l’outil de retouche photo du site et enregistrez-le dans ce format.

Pourquoi une photo simplement étirée devient floue

Une image numérique, c’est une grille de petits carrés de couleur. Pour l’agrandir, il faut remplir des cases qui n’existaient pas, et pendant des décennies les logiciels l’ont fait par interpolation : chaque nouvelle couleur est devinée à partir de ses voisines. La méthode du « plus proche voisin » recopie simplement chaque pixel, ce qui donne ces icônes en escalier. Le bilinéaire calcule une moyenne sur les quatre pixels voisins : les blocs disparaissent, mais tout s’étale. Le bicubique, réglage par défaut de la plupart des éditeurs, consulte seize voisins et trace une courbe douce entre eux, tandis que Lanczos regarde encore plus loin avec une courbe plus nerveuse. Chacune progresse un peu sur la précédente, et aucune n’ajoute un seul détail qui manquait au départ.

Prenons des chiffres. Une photo de 800 × 600 pixels, c’est 480 000 points de mesure de la scène. En la quadruplant, on en réclame 7 680 000. L’interpolation étale les 480 000 points d’origine sur une surface seize fois plus vaste et comble les trous par des moyennes. Résultat : les bords ramollissent, les matières tournent au dégradé, et tout ce qui est fin (une mèche de cheveux, la trame d’un pull, une inscription, les veines d’une table en bois) part dans le flou. Le logiciel ne se trompe pas vraiment ; il montre fidèlement le peu d’information dont il dispose. Et pousser la netteté après coup n’arrange rien : cela durcit les rares contours rescapés et ajoute des halos.

Ce que l’IA fait autrement : deviner la version haute définition

Un agrandisseur à base d’IA ne cherche pas la couleur moyenne entre deux pixels. Il se pose une autre question : à quoi ressemblait sans doute cette scène en haute définition ? Pour y répondre, il s’appuie sur ce qu’il a appris en étudiant des millions de paires d’images, chacune disponible en version basse et haute résolution. Cette tâche porte un nom : la super-résolution.

L’apprentissage suit un principe simple. On part d’une photo nette, on l’abîme volontairement (réduction, flou, bruit, compression), puis on demande au réseau de neurones de retrouver l’original. On compare sa proposition à la vraie image et on ajuste ses millions de réglages internes pour réduire l’écart. À force de répétitions sur un corpus énorme et varié, le réseau finit par savoir à quoi ressemblent de près un bord net, une peau, du feuillage, un mur de briques, un pelage ou du texte, et comment chacun se déforme une fois réduit et compressé.

Real-ESRGAN, le modèle qu’utilise Free AI Chat, va un cran plus loin : ses exemples d’entraînement reproduisent les dégâts que subit une vraie photo entre l’appareil et la messagerie. Flou, bruit du capteur, compression JPEG, redimensionnements successifs : il a tout vu. D’où sa bonne tenue sur les images du quotidien, comme la photo produit en basse définition tirée d’un ancien site, la capture d’écran d’une photo ou le cliché qui a fait trois allers-retours sur WhatsApp.

Retenez un mot : vraisemblable. Quand un amas de pixels devient une maille de tricot, le modèle ne retrouve pas le vrai tricot ; il dessine une maille compatible avec les indices disponibles. Pour les contours, les matières, la végétation et la plupart des surfaces, c’est exactement ce qu’on attend, et la différence avec un agrandissement bicubique se voit tout de suite : bords francs au lieu de bords mous, vraie texture au lieu d’un dégradé, et pas de halo. La prudence s’impose en revanche quand le détail exact a un sens, comme le visage d’un proche, un numéro de série ou des petits caractères. Les parties sur les visages et sur les limites y reviennent.

×2 ou ×4 : partir de la taille que vous avez

Le facteur s’applique à la largeur et à la hauteur, si bien que le nombre de pixels est multiplié par son carré : quatre fois plus en ×2, seize fois plus en ×4. Concrètement, un 800 × 600 devient 1600 × 1200 en ×2 et 3200 × 2400 en ×4, soit 7,7 mégapixels tirés d’un original d’un demi-mégapixel. Une photo de 1200 × 800 passe à 2400 × 1600 en ×2 et à 4800 × 3200 en ×4 : 15 mégapixels, plus que ce que capturent de nombreux téléphones. Et un 2000 × 1500 doublé donne 4000 × 3000, soit 12 mégapixels et un PNG de plusieurs dizaines de mégaoctets.

Le plus gros facteur n’est pas toujours le bon. En ×4, le modèle doit inventer une plus grande part de l’image, et le risque d’une texture trop lisse ou un peu artificielle augmente d’autant. Si votre photo est propre et qu’il vous faut juste de la marge (passer de 1000 à 2000 pixels pour une bannière pleine largeur, recadrer plus serré une photo prise au téléphone), le ×2 livre un résultat qu’on distingue à peine d’une prise de vue d’origine. Gardez le ×4 pour les sources vraiment petites : vignettes, anciennes images web, images extraites d’une vidéo, logos et photos produit en basse définition, bref tout ce qui mesure moins d’un millier de pixels de côté et doit atteindre une taille d’impression ou remplir un écran récent.

Des plafonds s’appliquent aussi. En ×4, l’image de départ peut aller jusqu’à 1 mégapixel (1200 × 800, par exemple) ; en ×2, jusqu’à 4 mégapixels (2000 × 2000, par exemple). Le résultat ne dépasse donc jamais 16 mégapixels, une taille qu’un navigateur sait encore encoder et proposer au téléchargement. Votre appareil fixe lui aussi sa limite, puisque c’est lui qui calcule : avec WebGPU (Chrome, Edge), on traite sans peine jusqu’à 2 mégapixels, alors qu’un navigateur privé d’accélération graphique s’en tient aux très petites images. L’outil affiche la limite exacte de votre appareil avant de commencer.

À l’inverse, une photo de 12 mégapixels n’a généralement pas besoin d’être agrandie : elle s’imprime déjà en A3. Si elle vous paraît manquer de définition, c’est plutôt du flou, du bruit ou de la compression qui la gâche, et l’outil de retouche photo s’y prête mieux qu’un agrandisseur.

  • Occuper tout un écran, ou imprimer un 20 × 15 cm bien piqué : une vieille image web de 640 × 480, quadruplée, atteint 2560 × 1920
  • Tirer un 27 × 20 cm en qualité photo (300 dpi) : un 800 × 600 quadruplé donne 3200 × 2400, près de 7,7 mégapixels
  • Rafraîchir une diapositive ou l’en-tête d’un site : un 1024 × 768 doublé passe à 2048 × 1536
  • Tirer un 40 × 27 cm en qualité photo : un 1200 × 800 quadruplé monte à 4800 × 3200
  • Obtenir de la 4K depuis une capture d’écran ou une image vidéo : un 1920 × 1080 doublé, c’est 3840 × 2160
  • Préparer un grand format : un 2400 × 1600 doublé fournit 4800 × 3200, soit 15 mégapixels

Pour un tirage papier : combien de pixels prévoir

Faire tirer une photo reste la première raison de l’agrandir, et le calcul est simple dès que l’on connaît le format visé. Pour une qualité photo regardée à bout de bras, imprimeurs et laboratoires demandent en général 300 pixels par pouce, le fameux dpi ; 200 donnent encore un très bon rendu, et 150 suffisent pour une affiche regardée à un ou deux mètres. Il suffit de multiplier les dimensions du tirage, exprimées en pouces, par cette résolution.

Faisons le calcul pour les formats courants, toujours à 300 dpi. Le 10 × 15 cm, soit 4 × 6 pouces, réclame 1200 × 1800 pixels. L’A4, qui mesure 21 × 29,7 cm (8,27 × 11,69 pouces), en demande à peu près 2480 × 3508. L’A3 double cette surface : avec ses 29,7 × 42 cm, il lui faut environ 3508 × 4961 pixels.

Mettez ces chiffres en face d’une petite source et l’intérêt saute aux yeux. Imprimée telle quelle en A4, une photo de 800 × 600 plafonne autour de 70 dpi : les pixels se voient. Passée en ×4 à 3200 × 2400, elle approche les 300 dpi en A4 et tourne autour de 200 dpi en A3, largement de quoi l’accrocher au mur. Une image de 1500 × 1000 récupérée sur un site donne 3000 × 2000 en ×2 : environ 250 dpi en A4 et 180 en A3. Surtout, le résultat de l’IA tient vraiment à cette taille, alors qu’une interpolation aux mêmes dimensions serait molle sur chaque bord ; et le papier montre ce manque de netteté bien plus crûment qu’un écran.

Deux habitudes à prendre. Envoyez le PNG plutôt qu’un JPEG réenregistré : l’imprimeur fait sa propre conversion, autant lui fournir tous les pixels intacts. Et agrandissez en premier, avant de recadrer ou de retoucher, pour que chaque retouche travaille à la résolution finale. Si l’image demande aussi une correction de couleur ou de netteté, faites-la ensuite dans l’outil de retouche photo, sur le fichier déjà agrandi.

Pour un écran : réseaux sociaux, boutique en ligne, site web

Sans qu’on y prenne garde, les écrans sont devenus aussi exigeants que le papier. Un téléphone récent affiche environ 400 pixels par pouce, un ordinateur portable souvent plus de 200, et chaque plateforme recompresse ce que vous publiez. Une image plus petite que son emplacement est étirée par le navigateur, justement par interpolation bilinéaire ou bicubique, puis repasse par une compression JPEG. Le geste le plus efficace consiste donc à fournir une image au moins aussi grande que sa taille d’affichage, et idéalement deux fois plus grande pour les écrans haute densité.

Quelques repères. Une publication Instagram est stockée en 1080 pixels de large, une story ou un reel en 1080 × 1920. Les bannières LinkedIn et Facebook vont de 1200 à 1600 pixels de large. Sur YouTube, la miniature fait 1280 × 720 et la bannière de chaîne 2560 × 1440. Un en-tête de site sur grand écran demande au moins 1920 pixels, et de 2560 à 3840 pour rester net sur un moniteur 4K. Amazon ou eBay attendent un grand côté d’au moins 1000 à 1600 pixels pour que l’acheteur puisse zoomer, et certaines places de marché refusent ou relèguent les annonces aux images plus petites. Un logo, une photo produit ou un visuel de marque créé avant ces exigences gagne beaucoup à un passage en ×2 ou ×4.

Pour la vente en ligne, un mot de prudence. Une photo produit agrandie montre un tissu, des coutures, un grain de bois ou un emballage nettement plus convaincants, et le zoom de la fiche y gagne beaucoup. Mais si un détail fin fait partie de ce que vous vendez, comme un motif imprimé, une gravure ou une étiquette en petits caractères, comparez la version agrandie à l’original avant de la mettre en ligne : le modèle produit une surface vraisemblable, il ne garantit pas qu’elle soit exacte.

Scans de famille et photos écrasées par la compression

Le tirage de famille passé au scanner, l’image capturée sur une vieille cassette de caméscope, la photo envoyée par e-mail en 2006 au format qui semblait raisonnable à l’époque : ce sont les images qu’on a le plus envie d’agrandir, et aussi les plus délicates, car la petite taille n’est pas leur seul défaut. Un tirage scanné garde le grain du papier et souvent un léger manque de piqué dû à l’optique du scanner. Une vieille photo numérique conserve les traces d’une compression JPEG lourde : des blocs de huit pixels dans les zones unies et des échos autour des contours. Une photo prise de nuit avec l’un des premiers téléphones est parsemée de bruit coloré. Une interpolation agrandit tout cela fidèlement, blocs et bruit compris.

Real-ESRGAN a justement été pensé pour ce terrain. Entraîné sur des images dégradées par un flou, un bruit et une compression réalistes, il considère ces défauts comme des dégâts à réparer, pas comme une partie de l’image : il gomme la frontière des blocs, calme les mouchetures de couleur et reconstruit les contours qu’elles cachaient. Sur un cliché compressé de 600 pixels, ce nettoyage impressionne souvent davantage que l’agrandissement lui-même, et l’on croirait voir une version propre de la même photo. Sur un scan, le modèle adoucit en général le grain du papier et efface le bruit du scanner ; l’image devient plus lisse et s’imprime agréablement. Si vous tenez au grain, un éditeur permettra d’en rajouter un peu ensuite.

Le résultat dépend de l’état de départ. Si la compression reste modérée et le bruit raisonnable, le nettoyage est excellent. Face à une image réenregistrée une douzaine de fois, aux blocs gros comme un ongle, ou au scan d’un tirage lui-même flou, attendez un vrai progrès mais pas une photo d’aujourd’hui : avec si peu de matière, le modèle livrera des surfaces plus lisses, moins riches en détails. La parade, pour ces images très abîmées : rester en ×2 plutôt qu’en ×4, car un petit facteur oblige moins à inventer, puis confier le résultat à l’outil de retouche photo pour raviver le contraste et les couleurs ternis par le temps.

Portraits et visages : zoomer avant de partager

Notre œil ne pardonne rien sur un visage. Une brique un peu approximative sur un mur passe inaperçue ; une pommette ou une paupière presque juste dérange aussitôt. La super-résolution généraliste s’en tire honorablement quand le visage occupe déjà une bonne place dans le cadre, sur un portrait ou une photo à trois. Sur les petits visages en revanche, ceux qui tiennent en cinquante pixels dans une foule ou sur une photo de classe, elle peut produire des yeux et des bouches bien nets, mais légèrement faux.

L’explication est simple : le modèle reconstruit un visage vraisemblable à partir des indices disponibles, et sur un visage minuscule ou très flou, ces indices ne suffisent pas à trancher. La reconstruction peut alors glisser vers un visage passe-partout, la même personne dans les grandes lignes, avec pourtant un regard un peu différent ou une expression légèrement changée. Ridules, taches de rousseur, cicatrices et petites asymétries, tout ce qui rend quelqu’un reconnaissable, risquent d’être lissées. Pour redonner de l’éclat à un portrait de famille, l’outil est excellent ; pour identifier quelqu’un, il ne vaut rien, et aucun agrandisseur ne devrait servir à cela.

Concrètement, si le visage est petit dans l’image, restez en ×2. Examinez ensuite les yeux et la bouche avec la loupe et le zoom 200 % de la vue de comparaison, et laissez votre propre regard décider. Un vieux portrait rayé, taché ou décoloré passe d’abord par le mode restauration de l’outil de retouche photo ; on ne l’agrandit qu’ensuite.

Ce que l’agrandisseur ne sait pas réparer

Pas de magie ici : l’IA agrandit ce qu’elle voit, et c’est pourquoi ses échecs se devinent à l’avance. Le premier concerne le flou de bougé. Quand le sujet ou l’appareil a remué pendant la prise, il n’existe de contour net nulle part : l’information n’est pas seulement réduite, elle est étirée dans une direction que le modèle ne sait pas remonter. Vous récupérerez donc le même flou, en plus grand et plus propre, avec une traînée aux bords un peu plus francs : parfois plus plaisant à l’œil, mais toujours flou. Même logique pour une mise au point ratée : un arrière-plan flou le reste, ce qui est souvent voulu, et un sujet mou reste mou.

Deuxième piège, les caractères minuscules. Hauts de quelques pixels, un e, un c et un o peuvent se réduire à une tache identique ; le modèle en tirera des lettres nettes et crédibles, pas forcément justes. Sur la capture d’un document, les titres ressortent très bien. En revanche, un numéro de téléphone, une plaque d’immatriculation, un numéro de série ou un prix lus sur une image agrandie doivent toujours être confirmés sur l’original. De même, un petit logo gagnera en netteté, mais vérifiez sa typographie fine et ses petits symboles sur la version d’origine.

Troisième piège, déjà croisé plusieurs fois sur cette page : le détail inventé. Toute texture ajoutée par le modèle est une hypothèse, bien informée certes. Pour la grande majorité des images (paysages, objets, bâtiments, animaux, portraits de bonne taille), on ne la distingue pas du réel, et la photo y gagne nettement. Mais lorsque c’est un détail précis qui importe, le modèle ignore lequel. Dernier point : l’agrandisseur ne modifie ni le cadrage, ni l’exposition, ni les couleurs, et ne crée rien au-delà des bords de l’image ; ces corrections relèvent de l’outil de retouche photo ou d’un remplissage génératif.

  • Flou de bougé ou de mise au point : il est agrandi, pas corrigé
  • Petites lettres (moins d’une dizaine de pixels) : rendues bien nettes, parfois erronées
  • Visage de quelques dizaines de pixels : il peut glisser vers un visage passe-partout
  • Numéros de série, codes gravés, plaques et autres marques fines : à vérifier sur l’original
  • Exposition, balance des blancs, dominante de couleur et cadrage : inchangés, à régler dans un éditeur avant ou après
  • Image trop grande pour le facteur choisi (plus de 1 mégapixel en ×4, plus de 4 en ×2) : à réduire ou recadrer d’abord

Vos photos ne quittent pas votre appareil

Ici, rien ne part vers un serveur : tout le calcul se fait chez vous. Le modèle de super-résolution, qui pèse moins de 5 mégaoctets, est téléchargé une fois dans votre navigateur puis gardé en cache. Il tourne sur votre carte graphique grâce à WebGPU quand le navigateur le permet, sinon sur le processeur grâce à WebAssembly. L’image est découpée en tuiles qui se chevauchent, chaque tuile traverse le réseau de neurones, puis l’ensemble est recousu sans couture visible. Une fois le modèle chargé, vous pouvez même couper la connexion : l’agrandissement ira à son terme.

Aucun téléversement, aucun stockage, aucun serveur qui voit passer vos photos, donc. Le fichier agrandi n’existe que dans votre navigateur jusqu’au téléchargement, et il disparaît si vous rechargez la page. Photos de famille, documents, visuels de marque pas encore publiés, images qu’un texte comme le RGPD vous interdit de confier à un tiers : la protection tient à la conception même de l’outil, puisqu’il n’y a rien à envoyer.

Contrepartie logique : c’est votre appareil qui fournit la puissance. Sur un navigateur récent doté de WebGPU, qu’il s’agisse de Chrome ou d’Edge sur ordinateur ou de la plupart des téléphones Android récents, une image d’un mégapixel est agrandie en quelques secondes. Privé d’accélération graphique, le navigateur ne vient à bout, dans un délai correct, que des très petites images ; l’outil l’annonce d’emblée en affichant la limite précise de votre appareil, plutôt que de vous faire attendre en vain. Quant au quota, l’agrandisseur partage le lot gratuit quotidien du générateur d’images du site, et l’abonnement Premium autorise jusqu’à 30 agrandissements chaque jour.

Fichiers acceptés et fichier récupéré

En entrée : PNG, JPEG ou WebP, jusqu’à 50 mégaoctets. L’orientation enregistrée par l’appareil photo d’un téléphone est respectée, donc un portrait ressort dans le bon sens. Les GIF animés et les vidéos ne sont pas pris en charge : enregistrez d’abord l’image fixe voulue en PNG.

En sortie : toujours un PNG, à la taille agrandie complète. Ce format ne perd rien, chaque pixel calculé par le modèle arrive intact sur votre disque, et c’est lui qu’il faut confier à un imprimeur, un graphiste ou un autre logiciel. En échange, il pèse lourd : un PNG photographique de 3200 × 2400 fait généralement entre 10 et 20 mégaoctets. Dimensions et poids s’affichent avant le téléchargement, et le fichier reprend le nom de l’original suivi du facteur (photo-x4.png, par exemple) pour ne pas mélanger les versions. Si la source JPEG contenait des métadonnées d’appareil, elles sont recopiées dans le PNG.

Pour un site ou un e-mail, mieux vaut un fichier plus léger : faites passer le PNG par l’outil de retouche photo du site et enregistrez-le en WebP, ou en JPEG réglé entre 85 et 92 de qualité. Le poids fond, sans écart perceptible à distance de lecture normale. Évitez par contre de convertir en JPEG avant d’agrandir : le modèle s’accommode de la compression déjà présente, ce n’est pas une raison pour en rajouter.

Face à Photoshop, Lightroom, Topaz et aux autres sites

Les logiciels de bureau ont tous adopté l’agrandissement par IA ces dernières années. Chez Adobe, la Super résolution de Photoshop et la fonction Améliorer de Lightroom agrandissent en ×2 avec les modèles maison, acceptent les fichiers RAW comme les JPEG et s’intègrent au reste de la retouche ; il faut en revanche avoir installé les applications et, le plus souvent, payer un abonnement. Topaz Gigapixel, agrandisseur de bureau spécialisé, va jusqu’à ×6 et au-delà, propose plusieurs modèles selon le type d’image, traite par lots et se règle très finement : c’est le choix des professionnels qui ont des centaines d’images à traiter avec des réglages précis. Il est payant et réclame un ordinateur solide.

Les agrandisseurs gratuits en ligne sont à l’autre bout, et très inégaux. Beaucoup utilisent la même famille open source Real-ESRGAN que Free AI Chat, d’où une qualité d’image souvent proche : tout se joue sur ce qui entoure le modèle. Les contraintes habituelles sont une sortie gratuite plafonnée à une faible résolution, un filigrane, un compte obligatoire, des images systématiquement envoyées sur les serveurs du service et une file d’attente aux heures chargées. Certains sont très bons ; le plus sage est de passer la même image dans deux d’entre eux et de comparer à 100 %.

Free AI Chat mise sur la simplicité : une super-résolution de niveau professionnel, les deux facteurs qui couvrent presque tous les besoins réels, un accès gratuit sans compte ni filigrane, un PNG en pleine taille, et chaque image traitée sur votre propre appareil. Vous n’y trouverez pas la profondeur d’un logiciel de bureau : ni traitement par lots, ni RAW, ni choix de modèle, ni réglage de netteté image par image, ni facteur au-delà de ×4. Pour quelques images par semaine, avec la confidentialité et la simplicité comme priorités, il fait très bien l’affaire ; pour des centaines d’images réglées au cas par cas, un logiciel de bureau garde sa place.

L’essentiel en trois questions

Un bon agrandissement se joue sur trois questions. Votre photo est-elle trop petite, ou simplement abîmée ? Quel facteur vous donne les pixels nécessaires sans pousser le modèle à trop inventer ? Et quels détails (visage, texte, logo) faut-il vérifier sur l’original ? Une fois ces points tranchés, la super-résolution change une ancienne image web en tirage, une vignette en bannière et un cliché écrasé par la compression en photo qui semble prise la veille.

L’agrandisseur de Free AI Chat vous donne tout cela en quelques clics : Real-ESRGAN en ×2 ou ×4, une vue de comparaison au pixel près et un PNG pleine résolution à télécharger, sans compte, sans filigrane, et sans que l’image sorte de votre navigateur. Prenez la photo qui vous a toujours paru trop petite et voyez ce qu’elle devient.

Agrandir une image : vos questions

Une photo agrandie ×4 reste-t-elle vraiment nette ?

Oui, pour la plupart des images, et à taille d'affichage égale elle paraît même souvent plus nette que l'original. Un redimensionnement classique (bicubique, Lanczos) se contente d'étirer les pixels existants, ce qui explique le flou habituel. Ici, c'est Real-ESRGAN qui travaille : un réseau de neurones de super-résolution, entraîné sur des millions de paires d'images, qui reconstruit contours, textures et détails fins. Un 800 × 600 ressort en 3200 × 2400 avec des bords francs. L'IA ne fait pas apparaître une information qui n'existe pas, et une vignette très compressée aura ses limites ; mais sur les photos, captures d'écran et illustrations courantes, la différence saute aux yeux.

Et pour une vieille photo scannée ?

C'est même là que l'outil excelle. Un tirage scanné ou une ancienne photo numérique est souvent petit et un peu mou : exactement le terrain de la super-résolution. En ×2 comme en ×4, l'IA affine les contours et efface au passage les petits artefacts JPEG. Rayures profondes, taches ou déchirures demandent une étape de plus : restaurez d'abord la photo avec le mode restauration de l'outil de retouche photo, puis agrandissez le résultat.

Jusqu'à quelle taille d'image puis-je aller ?

Le fichier déposé (JPG, PNG ou WebP) peut peser jusqu'à 50 Mo. En ×4, l'image de départ est limitée à 1 mégapixel, environ 1200 × 800, ce qui donne 16 mégapixels à l'arrivée ; en ×2, elle peut atteindre 4 mégapixels. Le calcul se faisant sur votre appareil, votre navigateur compte aussi : avec WebGPU (Chrome, Edge), jusqu'à 2 mégapixels ; sans, uniquement de très petites images. La limite exacte de votre appareil s'affiche avant le lancement.

Mes images partent-elles sur Internet ?

Non. Le modèle d'IA, qui pèse moins de 5 Mo, est téléchargé une seule fois dans votre navigateur puis gardé en cache ; l'agrandissement tourne ensuite entièrement sur votre appareil, via WebGPU ou WebAssembly. Le modèle une fois chargé, vous pouvez même couper le réseau : le traitement ira jusqu'au bout. Aucune de vos images ne nous parvient, rien n'est reçu, stocké ni analysé.

Quel fichier obtient-on à la fin ?

Toujours un PNG pleine taille, sans filigrane ni compression, qui garde l'orientation EXIF d'origine quand elle existe. En entrée, le JPG, le PNG et le WebP sont acceptés. Le PNG reste le choix le plus sûr pour retoucher ou imprimer ensuite ; pour un JPG plus léger destiné au web, ouvrez le résultat dans l'outil de retouche photo et exportez-le de là.

L'image agrandie peut-elle servir pour un tirage papier ?

Oui, c'est même là que l'outil rend le plus service. Une photo de 1200 × 800 donne un 10 × 15 cm propre ; passée en ×4 à 4800 × 3200, elle permet un tirage de 40 × 27 cm à 300 dpi. Prenez ×2 pour un agrandissement modéré ou une affiche regardée de loin, ×4 pour un grand tirage, une toile ou un livre photo. Avant d'envoyer le fichier à l'imprimeur, contrôlez les détails à 100 % dans la vue de comparaison.

Pourquoi la première fois est-elle plus lente ?

Au premier passage, le navigateur doit télécharger le modèle d'IA (moins de 5 Mo, l'affaire de quelques secondes) et préparer le moteur graphique. Le modèle reste ensuite en cache : les agrandissements suivants démarrent aussitôt, et sur un ordinateur équipé de WebGPU, une image d'un mégapixel est traitée en quelques secondes.

Combien ça coûte, et faut-il créer un compte ?

Rien à payer pour s'en servir, et ni compte, ni adresse e-mail, ni carte bancaire ne sont demandés. Chaque jour, vous avez droit au même lot gratuit que pour le générateur d'images du site, et ce lot se renouvelle de lui-même toutes les 24 heures. Avec l'abonnement Premium, la limite monte à 30 agrandissements par jour. Aucun filigrane, et la pleine résolution n'est jamais réservée aux abonnés.